Augmentation des retraites de base au 1er octobre 2015 : Provocation ?

, par Alain LEFEBVRE

De la Provoc, toujours de la Provoc

Les retraités vont pouvoir faire la fête, ils viennent de bénéficier de + 0,1% d’augmentation de leurs pensions alors que ces dernières étaient bloquées depuis 3 ans. Pour certains cela ne représentera même pas un euro par mois. Pourtant toutes les statistiques le prouvent : il y a de plus en plus de retraités sous le seuil de pauvreté.

NON à la dégradation programmée du pouvoir d’achat des pensions et des retraites

■ Après 30 mois de gel du niveau des retraites et des pensions des régimes de retraite de base, l’annonce officielle d’une revalorisation de 0,1 % au 1er octobre des retraites des régimes de base et alignés, est perçue par les retraités de l’UCR Force Ouvrière comme une véritable provocation : cela représente à peine le prix d’une baguette de pain par mois !

Le Comité Exécutif de l’UCR-FO s’indigne de l’extrême discrétion qui a entouré cette mesure, alors qu’au même moment, se célébrait le 70ème anniversaire de la Sécurité sociale. Les ministres, les parlementaires, si diserts habituellement, sont restés muets à propos de cette mesure honteuse. L’annonce a été faite en catimini, par simple voie de circulaire administrative. La règle arithmétique d’airain érigée par le programme de stabilité 2015-2018 de la Commission européenne, persiste : pas d’inflation, pas de revalorisation !

Les retraités Force Ouvrière réfutent l’explication selon laquelle, en l’absence d’inflation, la non-revalorisation ne constituerait pas une perte de pouvoir d’achat. Le coût de la vie de tous les jours, la hausse des loyers et de l’énergie, la hausse des taxes, le poids de la CASA, les déremboursements et moindres remboursements par la Sécurité sociale…, bref tout le poids des dépenses contraintes pesant sur les budgets des retraités, vient contredire cette analyse.

Plus que jamais le Comité Exécutif de l’UCR-FO réitère sa revendication du retour à l’indexation des retraites et pensions sur l’évolution générale des salaires et exige un vrai rattrapage de leur pouvoir d’achat.